C’est quand que ton hobby devient un peu too much ?

La semaine dernière, mon pote Alex m’a annoncé qu’il avait vendu sa voiture. Pour s’acheter du matos de pêche. 15 000 euros de cannes, moulinets et autres trucs dont j’ai oublié le nom. Sa femme était pas super contente (euphémisme de l’année).

Ça m’a fait réfléchir.

On a tous ce truc qui nous passionne. Moi c’est les vinyles, ma sœur c’est le CrossFit, mon voisin c’est les orchidées. Normal. Mais parfois, on bascule dans autre chose. Quelque chose de moins fun.

Passion ou addiction : le test du dimanche matin

Perso, j’ai une technique simple. Si tu penses à ton truc avant même d’ouvrir les yeux le dimanche, c’est pas bon signe. Genre tu te réveilles et direct tu calcules combien de temps tu peux consacrer à ta passion aujourd’hui.

Les scientifiques parlent de circuits de récompense dans le cerveau. Apparemment, c’est les mêmes zones qui s’activent pour le plaisir et pour l’addiction. La dopamine, tout ça. Franchement, j’ai pas tout compris mais l’idée c’est que notre cerveau peut nous piéger.

J’ai remarqué plusieurs trucs chez les gens qui dérapent :

  • Ils parlent QUE de ça (genre vraiment tout ramener à leur obsession)
  • Leur budget part en vrille
  • Ils s’énervent quand ils peuvent pas pratiquer
  • Les proches commencent à râler

L’argent, ce révélateur impitoyable

Clairement, c’est souvent le fric qui montre qu’on a dépassé les bornes. Quand tu mets plus dans ton hobby que dans ton épargne, y’a un souci. Mon cousin a claqué 30 000 balles en deux ans sur des jeux en ligne. Pas que du poker, hein. Des trucs de stratégie, des cartes à collectionner virtuelles… Même des expériences immersives populaires peuvent coûter cher quand on en abuse. Il pensait « investir ». Spoiler : non.

D’ailleurs, même sur des plateformes légales comme Casinozer, c’est facile de perdre la notion du temps et de l’argent. J’ai testé cette plateforme de jeux par curiosité, et je comprends comment on peut vite se laisser emporter par l’ambiance et les gains potentiels.

Mais c’est pas que le jeu. Les collectionneurs de baskets qui dorment dehors pour une paire limitée. Les cyclistes qui s’endettent pour un vélo en carbone. Les gamers qui passent 12 heures par jour sur leur PC. Même délire.

Quand ta vie sociale devient optionnelle

Le pire signe ? Quand tu commences à annuler des trucs pour ton hobby. « Désolé, je peux pas venir à ton anniv, j’ai tournoi/entraînement/vente privée ». Une fois, OK. Deux fois, ça passe. Mais quand ça devient systématique…

J’ai une amie qui a perdu la moitié de ses potes à cause du running. Elle se levait à 5h pour courir, se couchait à 21h, refusait toutes les sorties resto (« pas compatible avec mon plan nutritionnel »). Au début on admirait sa discipline. Après 6 mois, on l’invitait plus.

Elle s’en est rendu compte quand elle s’est blessée. Tendinite. Trois mois d’arrêt. Elle a pété un câble. Littéralement. Crises d’angoisse, insomnies, le package complet. C’est là qu’elle a capté que courir était devenu toute sa vie.

Comment on s’en sort ?

Déjà, faut accepter qu’on a un problème. Pas évident. Surtout que ton entourage te le dit depuis des mois (mais tu les écoutes pas parce que « ils comprennent pas ta passion »).

Ensuite :

  • Se fixer des limites claires (temps, argent)
  • Diversifier ses activités
  • Retrouver d’autres sources de plaisir
  • Parfois, consulter (pas de honte à ça)

Mon pote Alex ? Il a récupéré sa voiture (sa femme avait bloqué la vente). Il pêche toujours, mais avec du matos normal. Et il a repris le tennis. L’équilibre, quoi.

Le truc c’est que personne ne se réveille un matin en mode « tiens, je vais devenir obsédé ». Ça se fait progressivement. Un achat de plus, une heure de plus, un « non » de plus aux amis pour aller voir des spectacles à Las Vegas. Jusqu’au jour où tu réalises que ta passion t’a bouffé.

Alors ouais, continuez à kiffer vos trucs. Mais gardez un œil sur la balance. Parce que la frontière entre passion et obsession, elle est plus fine qu’on croit.


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